Alain Jean Marie

Alain Jean Marie né à Pointe à Pitre. Des Antilles au Canada puis à Paris. Rapidement reconnu, il est sollicité par Chet Baker, Sonny Stitt, Bill Coleman. Prix Django Reinhard en 1979, il accompagne Dee Dee Bridgewater.
Alain Jean Marie travaille également en solo et enregistre en 1999 « Afterblue » pour lequel il reçoit le prix Boris Vian de l'académie du jazz et le Django d'Or (meilleur musicien français de jazz).Il devient alors l'incontournable des scènes de jazz parisiennes. Avec Michel Graillier il enregistre deux albums de duos de piano « Oiseaux de nuit » et « Portrait in black and white ».
En 2005, sortie d'un nouveau CD « Parisian passion » avec Elois et Boulou Ferré, Pierre Boussaguet et Stéphane Belmondo. En avril 2008 un DVD « Jazzmen aujourd'hui »lui est entièrement consacré.Homme réservé, c'est à son clavier qu'il exprime le mieux sa personnalité avec un jeu chaleureux et subtil mêlant les diverses influences qui font sa culture.

LA DEPECHE du Midi du 12 11 2008 -

Albas :  Alain Jean- Marie au sommet de son art

Ce fut un concert qui devrait rester dans toutes les mémoires. Cette soirée, en l'église, était empreinte d'une grande sensibilité. En préambule, hormis la qualité artistique du pianiste, on put apprécier la valeur humaine de l'artiste, dédiant sa prestation au président de l'association Jean Pierre Cabanes, absent pour raisons de santé. Puis le musicien enchaîna les morceaux constituants l'ossature du concert.
Les improvisations nombreuses, pleines de finesses ont concerné les géants du répertoire jazzique. De John Coltrane à Billy Holyday, de Gershwin à Télénious Monk, sans oublier le grand, le géant Dulke Ellington, qui pour Alain Jean Marie sera toujours le plus important, le spectacle se trouvait sur le clavier. Pendant une heure, le public était conquis et resta sous le charme de cette musique universelle qu'est le jazz.
D'autre part, les spectateurs eurent le plaisir d'écouter un morceau choisi du pays natif de notre virtuose en l'honneur de Mme la préfète du Lot, celle-ci s'étant déplacée à Albas pour l'écouter mais aussi retrouver l'ami.
Le public était nombreux et les amateurs comblés. « Musique à Albas » réservera encore d'autres manifestations de cette envergure. Vivement le prochain rendez-vous en juin 2009.

Le concert de jazz du 7 novembre 2008 en présence de Mme la Préfète du Lot, a fait appel à un des plus grand pianiste de jazz actuel. Alain Jean Marie pour ce concert en solo, a abordé les univers de plusieurs figures majeures du jazz qui l'ont fortement influencé : Billie Parker, Duke Ellington, Charlie Parker, Théolonious Monk et John Coltrane.
A l'issue du spectacle, dégustation en présence de l'artiste, de vin chaud offert par Château Eugénie et de pain d'épices.

 

La Vie Quercynoise du 20 novembre 2008

Albas. Concert - Alain Jean Marie  : La quintessence du piano jazz

Et de trois ! L’association Musique à Albas a encore frappé fort pour ce troisième concert en moins d’un an. Après le saxophoniste alto prodige Emile Parisien, ancien élève de l’Ecole de Musique de Cahors, et le pianiste classique Patrick Hemmerlé, voici à nouveau du jazz avec le pianiste Alain Jean-Marie.
Jean-Pierre Cabanes, président dynamique et passionné de jazz, a placé une fois de plus la barre très haut. A. Jean-Marie, comme on dit dans les milieux branchés, est une pointure confirmée par plus de trente ans de scène aux côtés des stars du jazz. Le récital qu’il a donné en solo dans l’église d’Albas a ravi un public attentif et enthousiaste.
Les quelque cent cinquante personnes attestent de l’intérêt pour la musique en général et le jazz en particulier qui en a bien besoin quand on constate son absence quasi totale sur les étranges lucarnes, la télé si vous préférez.
AJ.M. était bien présent face à face avec son clavier où il sait si bien exprimer toute la quintessence de l’art du piano jazz. Véritable encyclopédie, il a donné un récital exemplaire dans un exercice particulièrement redoutable : le piano solo où l’interprète, à l’instar du soliste classique, est confronté à son instrument, sans contrebassiste ni batteur. Peu de pianistes s’aventurent sur cette piste pleine d’embûches.
La démonstration d’AJM fut des plus probantes. De John Coltrane à Duke Ellington, en passant par Charlie Parker, Thelonious Monk ou Bud Powell, sans oublier ce grand pourvoyeur de standards, Georges Gershwin, le récitaIiste improvisa à la manière des grands solistes, et AJM compte parmi eux. Formidable harmoniste doublé d’un rythmicien sans faille, il a su recréer des thèmes connus qu’on est toujours surpris et heureux de redécouvrir. Bonus appréciable, il prit la parole pour parler de ses musiciens favoris avec une vénération appuyée pour Duke Ellington, compositeur prolifique, certainement l’un des plus importants du XXe siècle, toute musique confondue.
Une chose est sûre, ce soir-là Alain Jean-Marie était un pianiste heureux et prolixe. Sa légendaire timidité avait disparu. Il faut préciser que les organisateurs avaient réservé une surprise à l’artiste dont on connaît les origines antillaises. Madame Pierrot, Préfète du Lot, avait accepté d’être présente à ce concert, pour la plus grande joie d’Alain Jean-Marie. A la presque fin du récité, ils firent tous deux une sorte de pas de deux verbal dans leur langue créole natale. L’accolade qui s’ensuivit provoqua l’ovation du public. Les remerciements du pianiste se concrétisèrent par une biguine dédiée à Madame la Préfète et un bon vieux blues à destination de tout l’auditoire.
Et comme la tradition du jazz le prévoit il y eut l’après concert, l’After Hours, où chacune et chacun se retrouvèrent autour d’un vin chaud et du pain d’épices, tous charmés et curieux de connaître un peu plus Alain Jean-Marie.
Jean-Louis Crassac